Les Konseledise sollicitent l’acuité de votre jugement en vous invitant à démêler le vrai du faux dans les biographies ci-dessous.

“La vraie culture commence d’abord par l’exercice de la pensée critique”.  Flupke McChang 

Laurent ART

Souffrant de troubles caractéristiques des collectionneurs maniaques, Laurent Art, la quarantaine bien tassée, s’est tourné vers le théâtre afin d’élargir ses horizons culturels et artistiques. Président de l’ASBL Les Konseledise depuis la nuit des temps, il a joué dans toutes les pièces de la troupe ainsi qu’avec le Théâtre Courtois dans “Tout bascule” d’Olivier Lejeune et “Stationnement alterné” de Ray Cooney, un auteur qu’il idolâtre au point d’en avoir érigé une statue colossale dans le jardinet de ses beaux-parents. Quand il ne brûle pas les planches, Laurent se consacre à son élevage d’homo-sapiens (4 superbes spécimens). Sa collection de pare-chocs arrière d’autobus russes des années soixante est l’une des plus riches du royaume.

 


Émilie BETTE

Émilie (ou Emily pour ses amis anglo-saxons semi-bilingues) est une actrice chevronnée qui joue avec la troupe depuis plusieurs années. Elle excelle dans les rôles où elle peut faire exploser sa sensualité assourdissante en se déplaçant avec grâce et élégance sur les planches. Pour Émilie, « le théâtre est une musique qui vient de l’intérieur » et « l’art de la comédie consiste à extérioriser cette magie vers le public ». D’une créativité débridée, elle a eu ses 15 minutes de gloire pendant son adolescence grâce à une tapenade aux choux de Bruxelles et des sushis à la choucroute même si cette mode ne semble pas avoir perduré. Vers 18 ans, un test d’orientation pourtant peu fiable sur « Femmes d’Aujourd’hui » l’a néanmoins aidée à réaliser que le théâtre deviendrait une passion dominante. Ardente préservatrice de sa langue maternelle, elle milite avec une fougue farouche au sein de l’Association Francophone pour la Préservation de l’Accent Circonflexe (AFP^) et inonde sans retenue les réseaux sociaux de sa verve prosélyte. Son péché mignon: la triple Karmeliet, son animal de compagnie: un furet prénommé “Kiki”.


Richard DIEUDONNE

Richard, un ancien rappeur célèbre des années nonante, s’est orienté vers le théâtre afin de réveiller le grand lézard qui sommeille en lui, sur les conseils de Smiling Dolphin, un sorcier Apache condamné pour trafic de Mescaline™. « Le théâtre m’a rendu humble et modeste et de mon ancienne vie de star du rap, je n’ai gardé que l’habitude de porter des lunettes de soleil quand je sors la nuit » a-t-il confié récemment à une étudiante en première année de journalisme. Quand il ne joue pas sur les planches, Richard est un jardinier avisé selon ses voisins qui s’extasient sur l’ingénieux système de bacs rotatifs qu’il a installé sur son balcon. Quant à son entrée dans le livre Guinness des records (Top 10 000 des Namurois les plus sexy), Richard n’en fait nulle mention sur son CV. « La beaugossité, est un concept philosophique tellement subjectif !» avait-il néologismé en rougissant devant les caméras de SKY NEWS.


Jean-Robert HARDY

Bon vivant, infatigable, d’une exubérance animale sur scène, JR est l’un des piliers de la troupe depuis belle lurette. Il excelle dans les rôles de personnages stressés, au visage trempé de sueur à force d’excitation, pour les besoins du scénario. Il vit sur une grande péniche presque vide sur la Meuse, avec un vieux perroquet borgne tout déglingué mais doué d’une mémoire phénoménale. Coco Hardy est devenu au fil du temps le « sparing partner » de JR, car il mémorise aisément les dialogues des pièces. Perfectionniste jusqu’au bout des lèvres, JR peut ainsi répéter son rôle avec Coco un très grand nombre de fois, ce qui lui confère sur scène un débit d’une fluidité remarquable. Jean-Robert est doté d’une très forte personnalité et sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas : il déteste les cintres, les frais d’actes notariés, l’odeur du vomi et surtout nos amis d’outre-espace. « L’attitude hautaine de ces Extra-terrestres m’insupporte : ils se comportent comme si nous n’existions pas !» répète-t-il souvent, en fronçant le sourcil gauche.


Matthieu Hardy

Nous savons peu de choses concernant le comédien connu sous le surnom de « M » vu le peu d’entretiens accordés à la presse. Dans une incarnation précédente il était un roi barbare très cruel, vivant au Vème siècle dans un petit royaume d’Europe centrale (Gala, janvier 2011). Dans cette incarnation de l’an de grâce 1992, c’est un garçon très civilisé, d’une courtoisie remarquable. « Tout dépend du contexte dans lequel on naît et évolue » explique-t-il laconiquement. Fils d’un comédien notoire, il joue sur scène depuis l’âge de 17 ans. Grace à l’indiscrétion d’une voisine de sa tante, nous savons qu’il travaille comme juriste, qu’il a suivi des cours de théâtre depuis l’âge de 10 ans et qu’il a rejoint le conservatoire Balthasar-Florence à Jambes vers 15 ans.


Vincent MAILLEN

Né à Namur dans les années soixante-neuf, toujours vivant et espérant le rester longtemps malgré les vies qui s’accumulent, Vincent est chef d’entreprise, acteur, sportif, épicurien, papa et toujours amoureux de sa Charlotte malgré le temps qui passe. Timide comme une Kalachnikov, il a suivi des cours de théâtre et de comptabilité en se disant que les deux n’étaient pas incompatibles et pouvaient toujours servir et adore élargir le cercle de ses relations. D’un naturel secret et souffrant d’introspection chronique, il a surtout joué des rôles de personnages surréalistes afin d’apprendre à mieux se connaître lui-même. Alors qu’il s’approche dangereusement de la cinquantaine tout en refusant obstinément de dire dans quelle direction, il pédale furieusement dans des courses VTT organisées aux six coins du globe (Népal, Costa-Rica, Equateur, Australie, Mongolie, Afrique du Sud, etc.) car pour des raisons pécuniaires il ne s’entraîne pratiquement jamais en Belgique. Fasciné par la bêtise humaine et sa puissance, il se demande s’il ne va pas se retirer sur une île déserte et la repeupler.


Martine PEETERS

Martine est une comédienne chevronnée ayant plusieurs années d’expérience avec la troupe des Konseledise. Monitrice d’escalade, cette artiste accro à l’adrénaline mémorise les répliques de ses rôles d’une manière originale mais très efficace selon ses dires. Les répliques courtes sont récitées lors de sauts à l’élastique et les répliques plus longues lors d’ascensions de falaises abruptes. « L’adrénaline influence le processus de mémorisation via l’hypothalamus » dit-elle. Regrettablement aucune étude sérieuse n’a été publiée dans des revues scientifiques à ce sujet. Martine adore ramasser les feuilles de plantes, les faire sécher et les coller dans de grands albums. Elle est capable de reconnaître plus de 2300 plantes et de donner leur nom en français ainsi qu’en latin.

 


Eric PARMENTIER

Vierge de naissance, mais Lion d’adoption, Éric, ascendant Caméléon par amour du théâtre, brille en endossant des rôles très différents avec une faculté d’adaptation inouïe. Professeur de yoga doué d’une souplesse remarquable, il regrette qu’on lui propose des rôles davantage axés sur son jeu d’acteur que sur le ver de terre désarticulé qui sommeille en lui, même s’il ne peut s’empêcher parfois de se contorsionner discrètement sur scène. Fasciné par les modes de vie minimalistes, Éric vit sans friteuse depuis 2007 et sans parapluie depuis qu’il a reçu une veste Gore-Tex™ pour son énième anniversaire. Quand il ne joue pas sur les planches, Éric, très érudit, s’évade en sautant en parachute du balcon de ses beaux-parents situé au 8ème étage, histoire de leur faire comprendre clairement qu’il en a marre des réunions de famille fades et ennuyantes, sans parties de Trivial Pursuit™.


Ingrid WALTZING

Ingrid est née le 13 mars 1972 à Namur. Elle adore fêter son anniversaire et nombreux sont ses admirateurs ayant noté la date afin de ne pas l’oublier. Elle est passionnée par le théâtre depuis de nombreuses années. À 17 ans, elle prend des cours de théâtre dans une troupe namuroise et très vite elle y est intégrée pour jouer un rôle de jeune première dans des pièces de vaudevilles ou des adaptations de célèbres pièces (notamment Shakespeare et un spectacle de chansons de Brel). En 2008, elle a défrayé la chronique suite à son refus de tourner dans un film de Steven Spielberg et deux ans plus tard elle a atteint la notoriété mondiale en crachant sur une offre mirobolante pour tourner sous la direction de Quentin Tarantino. Après une pause pour réaliser des projets personnels, elle intègre en 2011 la troupe de théâtre LES KONSELEDISE et monte de nouveau sur les planches pour y jouer le premier rôle féminin dans des comédies de Ray Cooney. Bien qu’elle soit harcelée régulièrement par de mercantiles paparazzi, elle reste toujours autant passionnée par le théâtre et le jeu d’acteur et se prête de temps à autre au jeu de tournage de télévision pour de petites capsules diffusées sur des chaînes belges et probablement aussi pour des publicités pour des marques de dentifrice, vu la blancheur féerique de ses dents.